My Last Meals ***
2007- in progress
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until now a set of 54 photographs
c-print mounted on aluminum
75 x 125 cm
edition of 5 + 3 AP
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A few years ago I discovered that the last meals of the prisoners on death row were accessible on the Texas Department of Justice’s website.

Struck by the cynicism of the publication of this intrusion into the “intimate”, I decided to exacerbate Taste on the side of Life and through this assert my opposition to capital punishment.

The last meal requested is, in general, lacking of interest or rarely available. Some of the condemned have no last choice to be expressed or are resigned to eat the meal served by the prison, while others see their choices refused (alcohol, cigarettes, etc.), and others are refused their communication. The composition of these meals remains very basic and can show us some of the flavours tasted during childhood.
The choice of the condemned remains an image, one of their last messages, of their last traces. It is an image that is weighted towards Life and Taste, even sometimes forced.

From this list of last meals, I asked renowned chefs to choose a meal according to their affinity for cooking and to recreate these last wills without any fear of asserting their own Humanism. As a tribute to a deceased man, their creations are more concerned about Man than about the Cook. It seems to me that only an artist of gastronomy can interpret this choice, celebrate the arrangements and chromatic compositions through his presentation and his colors, and that way work in defense of life against predetermined death.
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Il y a quelques années je découvrais, sur le site internet du département de la justice texane, une liste des derniers repas commandés par les condamnés à mort avant leur exécution.

Heurté par le cynisme de la publication de cette intrusion dans « l'intime », je décidai d'en exacerber le goût en le tirant du côté de la Vie et par là même, d'affirmer mon opposition à la peine capitale.

Le dernier repas demandé est en général, par manque d'intérêt ou de disponibilité, rarement exaucé. Certains condamnés n'ont aucun dernier choix à exprimer ou se résignent au repas de la cantine carcérale ; d'autres voient leur choix refusé (alcool, cigarette...) ; d'autres encore refusent leur communication, mais le plus souvent le dernier repas est publié. La composition de ces repas reste très basique et remonte souvent à des saveurs goûtées durant l'enfance.

Le choix du condamné devient ainsi une image, celle de son dernier message, de sa dernière trace. Une image qui se situe du côté de la Vie et du goût, même si il est parfois contraint.

A partir de ces derniers repas assemblés en une liste, j'ai proposé à un(e) Chef de grande renommée, n'ayant aucune crainte d'affirmer son Humanisme, de choisir un repas selon son affinité culinaire et de recréer ce dernier choix. Telle un hommage à un homme décédé, sa création concerne plus un propos d'Homme qu'un propos de cuisinier. Car il me semble que seul un(e) artiste de la gastronomie peut interpréter ce choix, célébrer les agencements et les compositions chromatiques à travers sa présentation et ses couleurs, et ainsi œuvrer dans une apologie de la Vie face à la mort décidée.

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